Convention annuelle de Trans.Cité à Vienne : 2 jours de débat pour clore les travaux de l’année autour de l’accessibilité
Élus, personnalités du monde du handicap, experts de l’accessibilité et opérateurs se sont réunis du 2 au 4 décembre à Vienne à l’invitation de Luc François, Président de Trans.Cité, Vice-président transports et mobilités de Saint-Etienne Métropole, Maire de la Grand’Croix, pour clôturer les réflexions en écho aux vingt ans de la loi relative à « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ».

Couronnée par l’Access City Award 2025 par la Commission Européenne, Vienne doit le succès de son accessibilité aux arbitrages politiques en faveur d’investissements conséquents, à une communication constante avec les associations de Personnes en Situation de Handicap et au déploiement d’une palette de dispositifs pour faciliter leur mobilité. Plusieurs d’entre eux ont été présentés, à savoir : une application permettant d’activer les ascenseurs via smartphone, le relai de l’information visuelle par des messages vocaux, des systèmes d’appels d’urgence dans les stations de métro, des barres de maintien prévues à bord de toutes les nouvelles rames de métro, des espaces dédiés dans les bus...
Les travaux en salle ont donné lieu à des moments de partage :
Ont été dévoilés en exclusivité les résultats des deux premières études quantitative et qualitative menées par Transdev et l’APF France Handicap à l’échelle nationale, sur les attitudes, les usages et les attentes de mobilité des Personnes en situation de handicap.
Les enseignements sont pluriels et d’une réelle richesse. Nous n’en citerons que 3 :
- Le transport représente une charge mentale importante de leur quotidien ; chaque déplacement demande un temps de préparation et de réassurance considérable ; c’est un parcours du combattant.
- Ils disposent d’un panel de modes de déplacement réduit par rapport aux personnes en validité qui les contraint souvent à ne pas choisir. 40 % n’utilisent jamais les réseaux de transport classique : les craintes sont nombreuses.
- Plus d’une personne en situation de handicap sur deux n’est pas équipée d’un smartphone.
Un temps de débat a été consacré aux enjeux de la coordination territoriale en faveur de l’accessibilité des transports pour les personnes en situation de handicap. La nécessité de construire un « continuum territorial » en écho aux orientations de la LOM sur l’urgence d’une gouvernance partagée entre les différents échelons territoriaux et la mise en œuvre de Plans d’Actions de Mobilité Solidaire (PAMS) a émergé. Pour y travailler, le principe de considérer les trois catégories de personnes vivant une forme « d’assignation à résidence » : les jeunes, les personnes âgées et les personnes en situation de handicap a été approuvé.
Les exemples de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et des Hauts-de-France ont illustré deux démarches complémentaires : d’un côté, un effet levier porté par des initiatives locales concrètes (aires de jeux inclusives, carnets de voyage accessibles, tourisme inclusif) ; de l’autre, une gouvernance structurée via les Plans d’Action pour la Mobilité Solidaire (PAMS), favorisant la concertation entre acteurs publics et associatifs. Au-delà des financements, les participants ont insisté sur l’importance de la pédagogie, de l’information et du changement de regard sur le handicap. « Il faut faire de nos villes des villes considérables qui mettent fin à l’assignation à résidence dont souffrent trop souvent les Personnes en situation de handicap» a déclaré Christophe Bouillon, Président de l’Association des Petites Villes de France, Président de la communauté de communes de Caux-Austreberthe, Maire de Barentin, c’est-à-dire qui considèrent les Personnes en Situation de Handicap, les jeunes et les personnes âgées, trois catégories de population qui souffrent trop souvent d’une assignation à résidence », a-t-il déclaré.

Les exemples de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et des Hauts-de-France ont illustré deux démarches complémentaires : d’un côté, un effet levier porté par des initiatives locales concrètes (aires de jeux inclusives, carnets de voyage accessibles, tourisme inclusif) ; de l’autre, une gouvernance structurée via les Plans d’Action pour la Mobilité Solidaire (PAMS), favorisant la concertation entre acteurs publics et associatifs. Au-delà des financements, les participants ont insisté sur l’importance de la pédagogie, de l’information et du changement de regard sur le handicap. « Il faut faire de nos villes des villes considérables qui mettent fin à l’assignation à résidence dont souffrent trop souvent les Personnes en situation de handicap» a déclaré Christophe Bouillon, Président de l’Association des Petites Villes de France, Président de la communauté de communes de Caux-Austreberthe, Maire de Barentin, c’est-à-dire qui considèrent les Personnes en Situation de Handicap, les jeunes et les personnes âgées, trois catégories de population qui souffrent trop souvent d’une assignation à résidence », a-t-il déclaré.
Les questions économiques ont également été à l’honneur des échanges : c'est une approche globale de la mobilité qui a été plébiscitée au nom de l'inclusion universelle. Plusieurs initiatives locales ont illustré comment les territoires peuvent concilier innovation et solidarité. Dans les zones rurales peu denses, la Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné a mis en place un bouquet de services combinant location de vélos, covoiturage financé et transport à la demande jusqu’au domicile, afin de rompre l’assignation à résidence des publics empêchés. À Lorient, territoire marqué par une culture forte du handicap, le projet programmatique territorial HIT (Handicap Innovation Territoire) incarne depuis 2020, une dynamique économique et partenariale novatrice, associant collectivités, associations et industriels pour concevoir des solutions transposables comme l’application Hitinéraire ou le bus Handideal. Au niveau national, le Comité interministériel du handicap encourage cette logique d’investissement social à travers des dispositifs structurants tels que le kit collectivité, la charte d’engagement pour l’accessibilité universelle et la création de sous-préfets référents inclusion. Ce modèle d’économie inclusive démontre que les mesures pensées pour les personnes en situation de handicap améliorent la qualité de vie de tous, tout en dynamisant les territoires et en favorisant une croissance solidaire et durable. Un enjeu à considérer face à l’urgence démographique du vieillissement de la population !
Cette convention a également été marquée par le départ du Bureau de Pascal Bolo, ancien Président de l’association dont la valeur des contributions a été largement saluée.
L’Assemblée générale a acté les adhésions de la Communauté d'Agglomération du Niortais, la Communauté d'Agglomération Versailles Grand Parc, Durance Lubéron Verdon Agglomération, la Ville d’Igny, le Département de Mayotte, Transdev Mayotte, la Communauté de communes de Caux-Austreberthe et la Communauté d’agglomération de Fontainebleau.